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 Yiéran Valrogh/Sidney Hollow : A vague mumbling of war - Empowering Zone

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Sidney Hollow
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Messages : 99
Date d'inscription : 07/01/2013
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Humeur : Orageuse.


MessageSujet: Yiéran Valrogh/Sidney Hollow : A vague mumbling of war - Empowering Zone   Sam 23 Fév - 2:09

Yiéran Valrogh a écrit:

Le visage de proue de la Pantocracy se renversa lentement dans le fauteuil et prit de longues secondes à éprouver le moelleux et la résistance de son assise, comme si l’avenir du monde s’était mis à dépendre du confort de ses dorsaux. Mister Agenda, surnom affectif, se tenait de l’autre côté de son bureau, mains jointes dans le dos et la patience à toute épreuve. Yiéran jeta un regard par en dessous, furtif, paupières hautainement rabattues tandis que se dessinait à sa commissure, un fin sourire de mépris. C’était la troisième fois qu’il faisait répéter à Mr. Agenda pourquoi l’escorte militaire était nécessaire. Oh, Le CEO savait parfaitement de quoi il en retournait, lui bien mieux que d’aucuns. Si Les vieux pantocraciens ne jugeaient pas indispensables de le convier aux Grandes Vidéo Conférences, leur coccyx fossilisé planté dans leur luxueux canapé pour ne pas avoir à sortir de leur bureau, Yiéran possédait toutefois ses propres messagers, imperceptibles et fidèles, sauf lorsque leur émetteur se trouvait lui-même être trop nerveux ou bouillonnant, ce qui du reste, arrivait malheureusement assez souvent.

« Sir Valrogh, vous — », commença le secrétaire personnel, un ton sans faille malgré la pression nerveuse que le mutant s’amusait à exercer.
« Ne m’appelle pas Sir Valrogh », lâcha-t-il d’un timbre aussi froid que vibrant.
« Vous —
« Ne me vouvoie pas non plus. »
« … »
« Tais-toi, ne dit plus rien, ne pense plus rien, ne me regarde même plus. » L’aristo releva la tête et envoya une main dégager les mèches blanches trop propres et trop lisses qui lui retombaient immanquablement sur le visage. Le calme de façade et la sérénité assassine qu’il dégageait n’avait d’égal que l’aérienne salve moléculaire qui se rependait autour de lui, jouant avec les nerfs de celui qui revenait malgré tout, jour après jour prendre fonction. Cela faisait maintenant deux semaines que Mister Agenda N°17 tenait bon sans avoir manifesté la moindre lassitude. Valrogh poussa un profond soupir : avait-il perdu la main ? « Je vous ai dit que je n’avais pas besoin d’escorte, » rappela-t-il une quatrième fois, étrécissant le regard en venant fixer les prunelles claires du secrétaire. Allons, vas-tu cracher le morceau ou bien ? Je n’ai pas que ça à faire…. Yiéran voulait le pousser à la faute et le faire parler de trop et le petit jeu qu’il menait alors visait simplement à laisser les phéromones préparer l’intrusion dans la psyché du rigtheous employé d’élite. Il ne sait rien. « Tssh », pesta-t-il tout haut en laissant sa « présence » se dissiper autour de l’homme. Pourtant celui-ci savait.

Lucian Valrogh, l’actuel Directeur R&D de la Section Health Enhancing & Gene Reliability connaissait Yiéran comme s’il l’avait fait et la métaphore était de trop. Il l’avait fait, en quelque sorte. Et son passetemps favori était actuellement d’analyser ses locus au nanopeigne fin. Les siens et ceux de la « progéniture » obtenue, maintenant âgée d’une quinzaine d’années. Si Yiéran avait jusque-là conservé le secret du réveil tardif de sa faculté pseudo-psi, ce n’était pas tout à fait le cas de sa descendance. Lucian avait repéré l’anomalie sans être encore en mesure de l’identifier et était parfaitement conscient qu’elle ne pouvait que venir du haut de la chaine. Cela faisait maintenant deux mois qu’une équipe en transcriptomographologie avait été constituée afin de repasser tous les génotypes de la lignée de Yiéran, allèle par allèle puisqu’il le fallait bien, à l’examen. Genevestigator ferait figure de pâle peinture protohistorique à côté de l’avancée et des moyens déployés. Prévenant, Lucian Valrogh n’exclut pas la possibilité d’un gène psi, ce pourquoi, Mister Agenda n°17 n’était pas un employé modèle comme les autres. Mais un brouilleur avéré. Un psion. S’ils n’avaient su à l’époque, identifier la spécificité de Val Rogue, c’était présentement chose faite. Ainsi, le secrétaire aux cheveux clairs, louable pour sa droiture et sa résistance aux insidieuses tentatives de déstabilisation du mutant adoubé, n’était-il personne d’autre qu’un cousin proche, peut-être un frère, de celui-ci. En 2212, le népotisme était raison d’Etat : rien ne neuf sous le soleil brumeux. Au plus la civilisation se complexifiait, au plus tendait-elle aux premières grandes civilisations érigées en ce même monde et ainsi, Ouroboros, le serpent se mordait inévitablement la queue. Les sectes d’illuminés qui sévissaient pour pallier au manque de spiritualité bon marché, en l’absence des grandes religions depuis le traité de Laïcité Réformatrice qui n’était qu’un autre nom pour « dénigrement des croyances scientifiquement illégitimes », seraient ravies d’apprendre que leurs gourous n’étaient finalement pas si loin du compte.

«Bref. Puisque ma parole a tant d’importance, » reprit-il en tordant un rictus ironique, son timbre las et suave, «faites donc entrer le Colonnel… Hollow ? Hollow. » L’albinos aux prunelles violines se redressa et s’avança d’une démarche féline qui ne jurait pourtant pas avec sa carrure, grande et élancée. Un pli de contrariété cynique éclairait toujours sombrement son visage, son sourire et jusqu’à son regard, blasé et méprisant. Tout était pour lui écrit en gros caractères : le colonel représenterait les forces armées de Kertapolis au sein du Triumvirat West et donnerait par sa présence une piqure de rappel au « Gouvernement » de Continental Brazilia qui préparait et entrainait sous couverts, une formation armée de guérilleros dans le No Man’s Land de l’ancienne Amérique centrale. Quels étaient leurs buts ? Mettre main basse sur un marché noir de munitions pour vieilles armes de poing acheminées directement en RedZones attenantes ? (Ces antiquités avaient l’avantage de ne pas pouvoir être tracées, par le métal utilisé.) Sécuriser la Zone ? Yiéran ne savait pas et l’étendue de ses informations s’arrêtait là. Tant était-il que l'ultrapolis Latina oubliait que toute action ou nettoyage militaire en territoire interstitiel aux ultrapolis de l’alliance devait se procéder d’un commun accord. Le colonel Hollow accompagnerait donc Valrogh avec une escorte de trois-cent hommes compactant individuellement la force de frappe d’un bataillon, comme le rapportait la rumeur en exagérant, pour le moins, grandement les choses. L’opération diplomatique qu’était censé mener Yiéran ne déguisait qu’à peine la dissuasion milicienne sous-jacente à leur déplacement.

L’albinos ne portait qu’une tunique blanche à col arabisant et un pantalon de textile typé cavalier rentré dans des bottes neo-hessian. Il s’arrangeait toujours pour ne pas porter de lourds textiles, lorsqu’il le pouvait, afin de pouvoir répandre ses phéromones sans entrave si besoin était. « Sortez, ne faites pas les présentations », feula-t-il de son timbre grave en regardant un coin indéterminé des étagères sur lesquelles trônaient de véritables livres sous verre. M. Agenda activa l’ouverture du sas et se tint en plein milieu, prêt à s’incliner lorsqu’il apercevrait le milicien. Pourquoi avaient-ils choisi Hollow ? Pourquoi pas le Général ou le Maréchal ? Il était Yiéran Valrogh après tout. Impardonnable. La frustration l’envahit et se mit à filtrer de lui en une aura d’anxiété presque palpable. De ce qu'il avait réussit à "extirper", Hollow était sortit de nulle part, puis promis à une brillante carrière au Trumvirat dans la flotte spatiale, puis retombé presque nulle part : la Militia de Kertapolis. Le Secrétaire fit un pas sur le côté et s’inclina en équerre entre les deux hommes, puis se redressa pour passer dans le sas et s’inclina une dernière fois derrière le colonel avant de prendre congé pour de bon. Yiéran se tenait impatiemment devant l’entrée de son immense bureau du 60ème étage, une main plantée dans la poche arrière de son pantalon cavalier, un sourire fin à la commissure, toutes traces d’ironie effacées ne laissant place qu’au faciès trop pâle et au regard bien plus éprouvé que l’état général de son propriétaire. Sa focale violine pulsa droit dans les prunelles du colonel et une décharge d’angoisse lui glaça la nuque. Something’s wrong.


**********


Sidney Hollow a écrit:
Sidney s’était présenté, peu pressé de prendre ses fonctions en ce jour. Il ne rechignait jamais au travail, bien au contraire, puisque son boulot était au final son unique compagnon et sa seule passion.

Ce jour-là ne devait pas différer des autres et c’est avec le même enthousiasme fanatique qu’il s’était rendu à son bureau. Un enthousiasme qui le ne le quittait que rarement, lorsque son corps tirait la sonnette d’alarme pour lui rappeler qu’il en faisait souvent trop. Enfin, c’est ainsi qu’il avait décidé d’interpréter les signaux physiques de plus en plus violents qu’il recevait.

Se pencher sur la question, analyser les symptômes, faire des déductions, parvenir à une conclusion qui peut-être ruinerait ce pour quoi il était fait, ce pourquoi il vivait. Hors de question. Son ascension fulgurante avait été freinée par ce même problème et il était tout autant inconcevable de penser que peut-être, il souffrait d’un handicap quelconque qui viendrait tôt ou tard contrarier ses plans.

Une fois déjà il avait dû revoir ses attentes à la baisse et se contenter d’un correct, voir enviable, au lieu du parfait visé. Peu importait, tant que rien ne venait plus brider ses capacités. Ce jour-là donc, qui aurait dû être normal et placé sous le signe de cette même joie caractéristique ne révélait qu’un horizon brumeux. La nature même de ce pourquoi on l’avait fait appeler lui déplaisait fortement, et si en bon maître de ses émotions il n’avait laissé filtrer aucune manifestation de son profond mécontentement mêlé de dégout, il n’en pensait pas moins.

Les ordres étaient clairs et ne lui posaient aucun problème, le jour où Hollow rechignerait à la tâche n’était pas encore arrivé. Simplement, ils avaient incorporé dans le plan la donnée de trop. Dérangeante, dépourvue de fiabilité. Dangereuses – à ses yeux. Et cette donnée, soit la présence du mutant figure de la Pantocracy, mettant le colonel dans tous ses états.

Il n’avait jamais pu supporter les mutants, et bien qu’il ne s’expliqua jamais les raisons de ce malaise sourd qui le saisissait à chaque fois qu’il se trouvait à proximité de l’un d’eux, la sensation était en elle-même suffisamment désagréable pour qu’il raye tout non-humain de son cercle de fréquentations.

Évidemment, le problème était bien plus profond mais là encore, le colonel n’était pas enclin à l’introspection. Il n’avait aucune envie ni besoin d’en savoir davantage, la seule information comptant était l’association qu’il avait fini par faire entre la présence des mutants et ses problèmes de santé déclarés.

Il s’arrêta devant l’entrée encore close, mains rangées dans les poches de son long pardessus et pinça les lèvres sous l’anticipation de l’agacement à venir. Non seulement il allait devoir supporter la compagnie d’un mutant tout au long de l’affaire qui les réunissait, mais en plus celui auquel il serait exposé n’était pas n’importe quel clown de Red Zone.

Il craignait les capacités de Yiéran Valrogh comme il craignait l’arrêt brutal de l’exercice de ses fonctions. Les deux peurs, de même intensité, s’entrecroisaient puis se mêlaient pour finir par n’en former qu’une seule. La cible était désignée d’office. Tout comme les mutants étaient source de la plupart de ses inquiétudes, Valrogh prenait des figures de Monstre initiateur de nouveaux désagréments.

Il n’attendait donc rien de bien de cette rencontre, et s’était persuadé à partir du moment où il avait reçu ses ordres que rien de bon ne découlerait de cette association.

Inconscient du petit jeu se jouant derrière les portes fermées, Sid’ se composa une ombre de sourire. Pas vraiment du genre chaleureux, ni respectueux. Juste suffisant pour apaiser le besoin protocolaire de la rencontre. L’ouverture du sas le fit réadopter une droiture presque disciplinaire alors qu’il portait ses prunelles sanguines dans celles du Secrétaire, étirant sensiblement son sourire en simple témoignage de sympathie.

Il ravala ses sombres pensées, bien conscient de l’importance de ce qui lui était confié, bien que les détails ne soient pas pour lui plaire. Une telle intervention n’était nullement due à une quelconque routine et la frappe bien que couverte sous une excuse diplomatique serait sans aucun doute des plus efficaces. Persuasion garantie, et remise en place également.

Toute trace de sourire disparut de son visage lorsque son regard heurta presque accidentellement celui du démon aux cheveux neigeux. Du mutant, pardon, bien que pour le coup, la sensation soit assimilable à celle qu’on doit ressentir en présence d’un être qui n’a aucun droit d’existence sur le sol Terrestre. Ses traits parfaitement lisses se remodelèrent pour adapter un masque seyant de fausse amabilité et il s’avança lentement jusqu’à tendre sa main gantée en direction de Yiéran

-« Mes salutations, mon cher. Ravi de pouvoir enfin faire votre… connaissance. »

Tout cela était d’un ennui aussi décapant que nécessaire. Si les choses ne tenaient qu’à lui, il ne se serait certes pas embarrassé de ce genre de simagrées et en écoutant sa lucidité, quelque chose lui soufflait qu’il en était de même en face. Enfin, tout cela n’était que projection. Il retira vite sa main, peu désireux de laisser ses doigts – même protégés – en contact avec le Sire. Son dégout n’était pas lisible sur son visage, certes et son expression parfaitement contenue ne trahissait rien d’autre qu’une politesse exagérée, mais ses prunelles, elles, toujours plantées dans celles de son vis-à-vis lançaient autant d’avertissements silencieux venant répondre à la seconde de trop qu’avait duré le contact.

Il fronça imperceptiblement les sourcils devant la lueur étrange baignant le regard d’en face, puis secoua doucement la tête avant qu’un sourire mince ne vienne étirer ses lèvres

-« Veuillez pardonner mes maladresses à venir, après tout, il n’est pas donné à tout le monde de se trouver face à vous… en personne. »

Le sourire grandit encore, se nimbant de quelque chose de presque mauvais, bien qu’indéfinissable. Il savait pourtant bien qu’il était inutile de donner dans ce genre d’enfantillage et la puérilité n’était pas son genre, mais il ne pouvait s’empêcher de glisser une once de provocation dans ses mots, ne serait-ce que pour se faire une idée des réactions possibles du mutant.

Quoi que ce soit, cela promettait beaucoup d'intérêt. Que les choses n'aillent pas dans son sens le gênait beaucoup moins à partir du moment où il sentait qu'il pouvait en tirer un enseignement quelconque. Non pas qu'il se ravisse de la possibilité de s'enrichir au contact d'un mutant, loin de là, mais il lui fallait à tout prix trouver un objectif secondaire afin de se retenir de péter les plombs.

Péter les plombs. C'était bien la menace qui pesait sur sa tête en cas de toute manifestation trahissant des capacités enhanced. Il ne supporterait sans aucun doute pas le moindre rappel de la mutation de son accompagnateur mais tout débordement pouvait être fatal à sa carrière. Ainsi donc lui fallait-il museler dès le départ tout écart possible de son esprit.



**********

Yiéran Valrogh a écrit:
Ne serait-ce pas… the smell of fear ? se demanda-t-il en recomposant ses esprits, non sans une certaine hilarité mentale devant la nervosité pour lui « palpable » dont faisait preuve le colonel. Lorsque leurs focales se croisèrent, il sut qu’il s’était trompé. De la haine. Ce mec, me hait , songea-t-il tout en envoyant la main serrer, dans un geste vif mais sans vigueur exagérée, celle que le Colonel lui tendait. Intéressant. « L’honneur est pour moi, Colonel » , répondit-il sobrement tout en inclinant subrepticement la tête. Des gants n’étaient pas ce qui risquait de l’arrêter. Mais alors qu’il retenait la poigne du milicien, le psion décida de lui laisser le bénéfice du doute. Nul n’était besoin de prendre le pouls de ses percepts pour déceler les sentiments farouches et mêlés qui animait le regard défensivement planté dans le sien. Comme s’il espérait me refroidir… ou… me butter. C’était loin d’être le premier, ni dêtre le dernier à manifester une petite antipathie envers sa personne. Mais quand-même, il était chargé de l’escorter. Et il était dans son bureau personnel. C’était offensant, encore une fois. Quel ennui , il serait bien trop facile pour Valrogh de se mettre à vaporiser un embrun de phéromones et d’embaumer Hollow jusqu’à ce qu’il l’aime à en mourir au combat pour lui. Mais putain qu’ça me démange…

Ah, vrai. La plupart des officiels et des gens qu’il rencontrait hors de sa sphère habituelle et en tête à tête tenaient ce discours. Ça n’avait jamais pu être pire que les monstrations en conférences archi-sécurisées. Yiéran eut maintes fois l’occasion de sourire à l’idée qu’il ne puisse jamais de déplacer sans une escouade de milicien en EZ, que ce soit de Kertapolis ou des Conurb alliées, alors qu’il se promenait à pattes en RedZone. Et ouais. S’ils savaient. Ils. Lucian, les doyens, Hollow aussi, qui devait se faire une idée sacrément loin du compte de sa Majesté Valrogh. Des éclats de rage froide irisèrent ses prunelles. Parce qu’ils pouvaient réciter la leçon de génétique ou parce qu’une partie de son génotype était régulièrement exposés, certains zappaient qu’il n’était pas qu’un simple frontispice. L’impression d’me connaitre jusqu’au trou de balle, n’est-il point Mister rigide ?

L’incarnation du gène de Lazare plissa les yeux et étira un sourire glacial qui ne manqua pas de se tordre d’une admiration feinte pour l’insinuation. Hé quoi, ça l’aurait fait marrer si le Colonel la lui avait faite sans fomenter une tempête électromagnétique dans l’air. « Je vous assure, Colonel, qu’il n’y a rien que je puisse garder secret de ma… personne. »déclara-t-il en un moderato grave, l’intonation cinglante. Il plissa les yeux et releva le menton, ajoutant par pure insolence « D’ailleurs, ne suis-je pas une personne publique ?» Le sourire du CEO de la Pantocracy s’était affiné en mode joker et la focale d’améthyste pâle qui éclairait son regard d’une pulse provocante lui conférait un air de fieffé connard. Valrogh était dans sa coterie, fameux pour son arrogance cynique et personne ne lui en aurait jamais voulu ouvertement. Personne ne pouvait se targuer de se faire fracasser le crâne pour le bien de l’humanité comme lui y avait été obligé. Mais nombreux étaient ceux qui lui portaient grief, sans comprendre la confusion des sentiments qu’il leur inspirait lorsqu’ils se trouvaient en sa présence. Étaient-ils tous victimes d’une hallucination collective en compagnie de Valrogh ? Ne leur apparaissait-il pas comme hautement désirable ? Oh, ça il l’était, ça c’était une évidence. Mais jusqu’à ce que des hommes maqués se retrouvent tout autant transis que leur propre femme aux côtés du CEO ? Ou que quiconque s’accorde à son avis sur les pires élucubrations possibles ? Oui, assurément Valrogh devait être un original.

Il avait jusqu’alors toujours su ménager sa coterie de fréquentations et celle des affaires, qui ne se recoupait qu’au niveau de l’Enklimacy, aux finances de laquelle se trouvait son ami Lylian Vangelis – le seul qu’il n’arrosa pas, du moins pas volontairement, de messagers chimiques. Quant aux six heures quotidienne au labo, jamais le psion ne se serait risqué à se faire découvrir. Il savait que ce n’était qu’une question de temps. Mais tant qu’il pouvait faire durer… Aussi, Yiéran cassa imbitablement son code en ce qui concernait Hollow. D’emblée quelque chose l’avait interpelé. Il n’avait pas aimé ce qu’il avait senti et était déterminer à transformer son impression et il ne connaissait rien de mieux que de réduire la peur, en dérision.
Yiéran n’attendit pas une seconde de plus pour étendre le bras vers le salon aménagé et annonça aussitôt sans décrocher de son sourire rayonnant : « Mais installons-nous, si vous le voulez bien… », il s’interrompit et fronça les sourcils en se mordant le bout de la langue, pointe rose bien en évidence, puis se corrigea en s’avançant : «Je vous aurai naturellement donné un ordre, mais je ne reçois pas souvent de haut gradés dans mon bureau, pour ainsi dire jamais. Alors soyez clément et ne vous froissez pas lorsque cela m’échappera. » Il lui lança un coup d’œil lascif et provocateur, non content de lui avoir renvoyé sa plaisanterie en miroir et manqua de le frôler en passant, son épaule dépassant largement celle d’Hollow, sans compter les talonnettes de ses bottes typée Régence. Voyons vois quel binz te tient les tripes, colonel, songea-t-il en rouvrant les yeux vers la grande baie. Valrogh était impeccablement taillé et le savait : les barrières du genre ne le concernaient pas. De plus, le mutant avait toujours ce qu’il voulait. Bien que le désir de l’autre soit une réponse chimiquement induite. Mais quoi, l’amour, le désir, bla bla bla, ça n’était qu’une histoire de chimie , comme Valrogh lui-même se plaisait à le dire.

Très légèrement, insidieusement, l’anxiété et l’angoisse émanèrent de lui. Une nervosité contrôlée et volontaire, contrairement à l’impression qui le prit à la gorge à la vue du Militaire. Yiéran tourna lentement la tête pour observer le colonel par-dessus son épaule, focale éclair filtrant de la chevelure immaculée. Si j’appuie là ? Ça craque ? railla-t-il intérieurement tout en augmentant la libération de phéromones d’alarme dans le but d’induire un stress virulent chez son invité. « Prenez-donc place, nous ne serons pas dérangés », l’enjoignit-il avec une courtoisie hors pair, sinon la suavité soudaine de son timbre. Il s’installa sur l’un des deux luxueux canapés damassés noir en face à face, au milieu desquels se trouvait une non moins luxueuse table basse dernier cri, dispensant le CEO d’être dérangé par le service d’étage lorsqu’il recevait. Le panel tactile de commande se devinait aisément, en veille, sur la surface de verre brossé – qui n’en était pas. Valrogh rabattit l’intégralité de la chevelure du côté gauche de sa nuque, dévoilant une encolure finement sculptée et se pencha à la table pour pianoter l’ouverture du bar.

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