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 Cameron Renfold/Denzel Vice : Raid - F Sector - RedZone

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Sidney Hollow
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MessageSujet: Cameron Renfold/Denzel Vice : Raid - F Sector - RedZone    Mer 20 Fév - 14:25

Cameron Renfold a écrit:
« Ratissez jusqu’à bouffer sur les secteurs H, N et M, Oy ! Dawn tu veux téter aussi ? Oy ! Reprends-toi ! » gueula Cameron, immédiatement suivit du bruit de craquement mat de ses jointures sur la mâchoire d’un des gars qui peinait à retrouver sa composition. « Ils paieront leur race, Dawn, mais si tu bouges pas ton fatty ass c’est moi qui t’crève et j’t’envoies le rejoindre direct, tu captes mec ? »

Tous se trouvaient dans un état à offenser les yeux des citoyens, plus encore qu’habituellement et Cam’ avait, chose rare, du mal à contenir ses tremblements de colère. Il ne pouvait exploser ni laisser libre court à son envie de berserker. Il s’essuya le visage sur son épaule, se poissant plus qu’autre chose avec la fourrure synthétique maculée de sa veste aux manches arrachées. Il passa maladivement la main sur le manche de Raptor qu’il sentait bugner contre sa hanche nue et remonta son falzar commando que la chaine cybernétique ne faisait que tirer, enroulée à sa jambe comme un serpent constrictor. « Ils peuvent pas être loin » , gueula-t-il près du cargo stationnant sur de gros pneus qui ne tarderait pas à se rétracter pour passer en hover. « Jartez la lisière en Middle ! » , poursuivit-il avant de baisser subitement le ton, murmurant pour lui-même comme si réciter le plan lui permettait de garder la tête froide. « Et dézinguez pas ces trous d’uc, c’est too obvious le cylopon sur les ‘lieux du crime’ » grinça-t-il en se fendant d’un sourire haineux.

C’était obvious, certes, mais cela signifiait que les gars du H allaient certainement avoir des comptes à régler avec les zonards qu’avaient fait le coup. Le cadavre, proprio de l’œil avait bien évidemment disparu, mais Cameron était dans le coin depuis assez longtemps pour savoir qui possédait quoi et les Irons avaient le monopole du biocyber, non seulement dans le coin, mais sur quatre ou cinq secteurs. De plus, les mecs qui avaient visé l’doc n’pouvaient pas venir de bien loin : c’était déjà gonflé de piétiner sur les plates-bandes, mais faire plus de deux trois-cent bornes pour un casse du genre, ça n’tenait pas la route. Né, informés, pas des secteurs adjacents nan, nan… Font genre les fils de pute mais sont pas bien loin. « Les consortiums existent aussi chez nous » , aboya-t-il comme une hyène pendant que Brett et Jedhia chargeaient les deux cadavres de feu leurs frères.

Ils resserreraient les filets et découperaient ces rats avant même que leurs sales nez de poubelleurs ne puissent les flairer. Ils ne pouvaient pas. Le Pack n’utilisait aucune technologie de communication, qui du reste ne pouvait passer que par les ondes, aisément pistées, aisément interceptées, à moins de s’acquitter d’une rente aux gangs qui tenaient et maintenaient des réseaux bancals et les bornes camouflées d’hyperweb. Les bornes mobiles, forcément. Y’a pas le choix ici, dès que quelque chose est précieux, faut l’bouger tout le temps, faut pédaler au risque de se casser méchamment la gueule en ne s’arrêtant ne serait-ce qu’un moment de trop. Quant aux connected avec implants, c’était à se demander si les mecs n’étaient pas qu’une légende urbaine. Dans le coin, c’étaient les HackZ et encore le secteur F n’était pas couvert. Le coin, en RZ, c’est large. Les crétins avec leur Interface d’accès mobile qui pouvaient être tout et n’importe quoi, lunettes, médaillon, montre ; Cam’ avait déjà vu un smart cock-ring. N’empêchait pas que c’était comme porter un néon stroboscopique sur la tête avec écrit dessus « localize me ». « Je bouge tout le barda avec Cliff et les autres. Vous choppez Sky avec vous une fois que Taz et les autres auront ramené leur cul. » Ses narines se dilatèrent et son visage se contracta imbitablement : ils n’avaient aucune idée des pertes qu’avaient essuyée l’autre moitié du Pack, acculée dans un Guet-apens à une centaine de miles justement. Ils s’étaient fait piéger. Et ces fils de putes avaient dû abattre la carte d’un gang en « dette » pour les retenir pendant qu’ils menaient le raid sur le territoire du Pack. Cam renifla d’un mépris haineux. Nope, pas d’inquiétude, ses gars s’en étaient très certainement sorti en ramenant une cerise avec le gâteau. « Prenez Dawn » , feula-t-il d’un air étrangement absent, « Ou j’vais l’butter moi-même » ajouta-t-il avant de s’avancer vers l’échoppe, remontant son masque jusqu’à l’arête du nez. Dawn venait de perdre son mec.

Le pack master franchit les fumées acides qui s’échappaient paresseusement des anciennes canalisations sous-terraines en prenant la teinte des rares néons de la place ; la foire du troc reprenait tranquillement son cours grouillant et la clameur des invectives et du marchandage s’élèverait bientôt à son plein volume, ici, la faune ne se formalisait pas pour un raid et une évacuation de viande déchiquetée. La nuit était pourtant belle, les brumes ne restaient pas au sol et l’on y voyait plutôt clair pour peu d’avoir le sang et les poumons clean. Pas pour longtemps. Ses semelles claquaient dans les flaques d’eau stagnantes au rythme de sa démarche leste et énergique. Denzel, s’appelait l’bébé d’William. Putain d’merde, ce vieux a dû sauver au moins une vingtaine de fois mes gars, sans compter le nombre de coutures qu’il lui devait. Cameron connaissait le doc depuis six ou sept ans et avait bien plus rarement croisé son poulain. Un mutant, sans doute vu la couleur de cheveux qu’il se tapait. Son expression, même à moitié masquée s’était encore renfrognée au point que les veines saillirent à ses tempes. Ses prunelles percutaient tout de leur focale, flashball bleues coup de poing à qui tenterait un eye contact. Gêné, il passa la main à l’intérieur de sa veste et se frotta le flanc. La chaleur poisseuse qu’il y trouva ne l’étonna pas, c’était un coup de gloss et l’entaille avait l’air profondément sympathique. Il n’avait pas bronché ni fait part de la chose. Soit il restait un truc capable d’intercepter des myotoxines qui s’acheminaient lentement dans son système cardiovasculaire, soit il vaquerait à ses occupations et crèverait comme un chien en faisant quoi qu’il ait été en train de faire.

L’échoppe était ouverte et ses gars allaient et venaient, nettoyant encore. Il hocha la tête et leur fit signe de dégager dans un grondement feutré par l’étoffe « Au r’tour de Taz » , répétant la consigne tout en sortant la main de sa veste pour s’essuyer négligemment la paume sur son fut qui se nimba aussitôt d’un effet art abstrait. Il pencha la tête pour éviter le montant de l’entrée qui lui avait toujours semblée trop basse et retira son masque en se redressant de toute sa massive stature. Il scanna la pièce du bleu pétant de sa focale jusqu’à rencontrer l’ambre dans le regard du gonz. Son cœur loupa un battement : bientôt viendrait les fourmillements. No soucis. Nos panic, le poison était en train de faire son travail, toutes les bactéries de c’monde de merde avaient un taf à abattre. Il renifla bruyamment et s’avança vers lui sans hésitation, son pas pesant faisant craquer le parquet de composite défoncé.

« Denzel. Désolé pour ton père » gronda-t-il d’un timbre rocailleux et bas comme l’explosion d’une bombe magnétique. « Tu es en charge, » annonça-t-il d’un ton incontestable.


**********


Denzel Vice a écrit:


No time for goodbye he said
As he faded away
Don't put your life in someone's hands
Their bound to steal it away
Don't hide your mistakes
'Cause they'll find you, burn you
Then he said


Les silhouettes s’affairaient à l’extérieur et les prunelles d’or les suivaient machinalement sans vraiment les voir. Derrière lui, la forme allongée du corps de celui qui avait été son père reposait sous un drap de fortune.

Trois heures.

Cela faisait maintenant trois heures que le pire s’était produit et qu’un pan entier de sa vie s’était écroulé sous ses yeux. Trois heures. Trois heures pendant lesquelles il n’avait pas fait le moindre geste, prostré non loin de l’entrée du shop, les muscles figés dans une attente infinie.

Oh il s’était déplacé, au début, juste après le coup fatal porté à son père. Il avait ramené celui-ci à l’intérieur, avait recueilli son dernier souffle, puis l’avait masqué à sa vue. Tout cela de manière parfaitement mécanique, parce que c’était bien la seule chose lui permettant de ne pas laisser libre cours à ses envies de meurtre.

Il n’était pas vraiment sensible, ni du genre à s’émouvoir, la vie en RZ a cela de bien qu’elle tue rapidement toute bribe d’humanité en chacun. En ceux qui n’y prennent pas garde, en tout cas, et Denzel en faisait partie. Mais sa seule faiblesse avait été découverte, et sa seule force lui avait été retirée avec la mort de cet homme. Trois heures à contempler le vide en serrant les poings jusqu’à en faire craquer les jointures.

Il savait bien ce que cela voulait dire. Il était seul, et seul également habilité à reprendre le négoce de son père. Il avait tout appris à ses côtés et ne voyait donc dans ce fait qu’une prévision se réalisant, mais il aurait sans doute fait n’importe quoi pour que les choses se passent différemment. Prendre la suite n’était pas un problème, mais la prendre le plus tard possible et pour de toutes autres raisons.

Les silhouettes s’affairaient, et Denzel restait prisonnier de son carcan d’immobilité.

En trois heures ses traits s’étaient creusés sous le mélange de haine et de douleur, figeant ses traits désormais plus proches de l’homme en devenir que de l’adolescent qu’il avait été dans une grimace d’incrédulité.

En 2212 la Science faisait des bonds, l’humanité évoluait, les recherches avançaient, le progrès repoussait toutes ses limites. Mais en 2212 comme en tout temps, des gens naissaient, des gens mouraient.

Un infime frisson le saisit, l’obligeant à tourner lentement la tête vers l’établi sur lequel reposait le corps d’un désormais inconnu. Son père était ailleurs, à jamais, ne lui restait que ce cadavre, et des myriades de souvenirs. De nouveau, ses poings se fermèrent dans une optique de vengeance. Amère, mais vitale. Il les ouvrit, essayant de rappeler à lui une dernière étincelle de calme. L’heure n’avait pas sonnée et il lui restait beaucoup à faire. Beaucoup plus important que poursuivre ces rats qui volaient les vies comme les chiens volent les détritus dans les tas d’ordures. Une mèche bleutée lui retomba devant les yeux et il grogna sa lassitude avant d’envoyer une main la repousser d’un geste impatient.

C’en était fini de l’apprentissage, de la tranquillité et surtout de cette sécurité sur laquelle il avait appris à compter. Il se redressa lentement, étouffant un grondement sous le réveil forcé de ses muscles endoloris par la longue station accroupie mais resta à la même place, non loin de l’entrée, regard scrutant avec attention cette fois chaque détail lui venant directement de l’extérieur.

Il aperçut l’homme en approche et ne fit pas un geste, se contentant de s’adosser contre le chambranle de la porte. C’était soit ça, soit il s’effondrait, alors à choisir, autant sauver les apparences. Il le détailla rapidement, toujours aussi inexpressif et finit par répondre d’une voix enrouée devant les quelques mots

-« J’les buterai bien un jour t’occupes. On dirait bien, ouais. »

Cameron. Le leader du Pack, ce gang qui veillait sur eux. Enfin, il s’agissait plutôt d’un échange de bon procédé, mais l’alliance avait toujours été efficace… jusqu’à présent.

A l’idée que la faille venait de ces hommes censés les préserver de ce type d’attaque, le regard de Denzel se fit plus dur, tranchant, et sa voix siffla dans sa gorge

-« J’ai pas l’habitude d’voir tes gars s’planter… Cameron. C’est quoi cette merde ?! »

Le tremblement qui le parcourut tout entier fut maîtrisé au bout de deux longues secondes et il s’humecta les lèvres avant de reprendre, se concentrant pour empêcher sa voix de partir en vrille

-« J’connais les accords et y’a rien qui change d’mon côté, ça continue comme avant, si ça t’convient, mais putain fait chier ! »

Il repoussa de nouveau la mèche indocile revenue lui barrer la gueule et croisa lentement les bras avant de désigner le cadavre d’un coup de menton

-« Si t’as moyen qu’tes types l’emmènent ailleurs… J’vais pas pouvoir l’transporter et si j’le garde ici… Bref, tu sais c’qui va s’passer. »

Il cessa subitement de parler, observant Cameron avec quelque chose de presque inquiet au fond des yeux en avisant le sang Visiblement, quelque chose n’allait pas de son côté, aussi demanda-t-il rapidement histoire de s’assurer de son état

-« Hey… t’as pris un sale coup ?! Désape-toi, laisse-moi j'ter un oeil histoire d'être tranquille »

Il s'avança vers lui d'une démarche un peu plus assurée, s'arrêtant à quelques centimètres à peine de Cam'. Celui-ci le surplombait facilement et il dut lever la tête pour laisser ses yeux dans les siens

-« Vaut mieux mater pendant qu'on peut encore quelque chose, crois-moi...»

Il se tut, attendant de voir si effectivement le mec allait s'exécuter et le laisser regarder. Il ne savait même pas s'il était réellement blessé, ou si le sang qui tachait ses vêtements était étranger, mais une chose était sûre : il ne laisserait personne d'autre lui claquer entre les mains aujourd'hui.

If you want to get out alive
Run for your life
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